Photos et vidéos reportages personnels sur la vie culturelle , associative monséguraise Agenda, Mémo du monségurais (33580)
Au bout de la route, il n'y a pas la route
mais le terme du pèlerinage.
Au bout de l'ascension, il n'y a pas l'ascension
mais le sommet.
Au bout de la nuit, il n'y a pas la nuit
mais l’aurore.
Au bout de l'hiver il n'y a pas l'hiver
mais le printemps.
Au bout de la mort, il n'y a pas la mort
mais la Vie.
Au bout du désespoir, il n'y a pas le désespoir
mais l'Espérance.
Au bout de l'humanité, il n'y a pas l'homme
mais l'homme-Dieu,
mais la Résurrection.
Joseph Follet
Quand on pense à ton grand âge c'est bien naturel que tu sois partie.
Nous nous y attendions :
il y avait si longtemps que tu souffrais, que tu t'affaiblissais
et que tu nous disais: "mon heure approche".
Pourtant nous souffrons,
car ceux qu'on aime n'ont pas d'âge.
On les aime, c'est tout
Tu retrouves maintenant ceux que tu as aimés.
Certains sont partis déjà depuis bien longtemps.
Nous ne les connaissions pas mais tu nous en parlais.
Maintenant tu les vois.
Pour toi, le Christ, la Vierge Marie et tous les saints vont accourir
ils te prennent par la main pour te mener au Père.
C'est qui, Grand - Mère?
Grand-Mère, dans le dictionnaire,
c'est la mère de notre père ou de notre mère.
Mais ce ne sont là que des mots !
C'est qui en fait Grand-Mère?
Grand-Mère, c'est comme Amour,
celui que J'on donne avec liberté, générosité, sincérité.
Grand-Mère, c'est comme Réconfort,
quelle force, quel courage de redonner le moral, la confiance à ceux qui l'ont perdue
quand on est âgée comme toi !
Grand-Mère, c'est comme Bonté,
partager, regarder, se préoccuper de son prochain
comme tu savais si bien le faire !...
Grand-Mère, c'est comme Gâteau,
ces après-midi passés ensemble,
goûters, jeux, chansons, enfance, joie...
Grand-Mère, c'est comme Foi,
la tienne est si grande, si simple et si pure
que cela nous donnait envie de l'accaparer !
Grand-Mère, c'est comme Prière,
ce temps passé, ces tonnes de mots prononcés,
cette énergie déployée, cette volonté !.. Formidable !..
Grand-Mère, c'est comme Famille,
le trait d'union, le lien, le centre
parce que l'on se sentait bien auprès de toi, ensemble.
Grand-Mère, c'est comme Souffrance,
celle qui t'accompagnait tous les jours
et que tu offrais, sans te plaindre, toujours !
Aujourd'hui, Grand-Mère, c'est comme une Douleur...
Tu n'es plus là...
Mais si !.. Mais non !.. C'est pas possible !..
J'te vois encore... Il y a quelque chose qui m'échappe :
c'est le vide, le regret.
Nous sommes tristes... Mais non, il faut se réjouir:
Tu es Là-Haut, avec Lui, avec Eux, avec Nous... Tu es heureuse.
Grand-Mère, c'est comme Bonheur, enfin !...
Merci, Grand-Mère !
Nous voici cet après-midi au bord du vide :
" Puisque nous cherchons partout
le visage de ……………………… que nous avons perdu.
Il était notre avenir
Et nous avons perdu cette part de nous-mêmes.
Il nous questionnait .
et nous avons perdu sa question.
Nous voici seuls.
Il nous a laissés avec nos questions à nous…
Nos visages déformés par la morts…
nos lèvres serrées sur nos pourquoi.
Nous sommes venus ici chercher,..
chercher quelque chose.,.
ou Quelqu'un...
Chercher
chercher cet amour plus fort que la mort...
Comment l’accepter !
Cette personne que nous connaissions et aimions,
hier présente, aujourd'hui n'est plus là.
Ainsi, autour de nous, des âtres disparaissent,
tandis que d'autres naissent.
La roue tourne, dit-on, une roue humaine de chair et de sang,
de vie et de mort.
Elle tourne si bien qu'il est facile de s'y habituer.
Nous en prenons notre parti.
Que faire d'autre que se plier à la fatalité?
Et s'il n'y avait point de roue ?
Si nous n'étions pas prisonniers de la fatalité ?
Si nous étions embarqués vers une autres destinée,
hommes et femmes, parents et étrangers,
connus et inconnus?
Alors la mort serait passage ;
la rupture conduirait à une communion,
la vie ne serait pas enlevée, mais transformée.
Si la mort n'était pas la fin mais un commencement,
la naissance à une nouvelle vie.
Si celui qui est là, couché,
devait à nouveau se tenir debout.
Alors nous pourrions espérer.
J'ai rêvé que je cheminais sur la plage en compagnie du Seigneur , et que, dans la toile de ma vie,
se réfléchissaient tous les jours de ma vie.
J'ai regardé en arrière, et j'ai vu qu'à ce jour où passait le film de ma vie
surgissaient des traces sur le sable ;
l'une était mienne, l'autre celle du Seigneur. Ainsi nous continuions à marcher
jusqu'à ce que tous mes jours fussent achevés.
Alors je me suis arrêté, j'ai regardé en arrière. J'ai retrouvé alors qu'en certains endroits
il y avait seulement une empreinte de pied... Et ces lieux coïncidaient justement
avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur,
et de plus grandes douleurs... J'ai donc interrogé :
"Seigneur, tu as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie,
et j'ai accepté de vivre avec toi.
Mais, pourquoi m'as-tu laissé seul,
dans les pires moments de ma vie ? "
Et le Seigneur me répondit :
"Mon Fils, je t'aime, j'ai dit que je serais avec toi
durant la promenade,
et que je ne te laisserais pas une seule minute.
Je ne t'ai pas abandonné.
Les jours où tu as vu à peine une trace sur le sable furent les jours où je t'ai porté..."
Adémas De Barras
J'aimerais être assez conscient pour redire la parole du Sauveur :
« Père, entre tes mains, je remets ma vie ».
Ma vie a eu ses peines et ses joies, ses échecs et ses succès, ses ombres et ses lumières,
ses fautes, ses erreurs et ses insuffisances,
et aussi ses enthousiasmes, ses élans et ses espérances.
J'ai terminé ma course.
Que je m'endorme dans ta paix et dans ton pardon !
Sois mon refuge et ma lumière.
Je m'abandonne à toi. Je vais entrer dans la terre.
Mais que mon ultime pensée soit celle de la confiance.
Puis-je alors me rappeler le verset cité par Saint Paul :
« Éveille-toi, Ô toi qui dors, lève-toi d'entre les morts
et le Christ t'illuminera! »
Sûr de ta parole, Seigneur, je crois que je revivrai avec tous les miens et avec la multitude de ceux pour qui tu as donné ta vie. Alors, la terre sera rénovée et réhabilitée
et il n'y aura plus ni mort, ni peur, ni larme.
Jean Delumeau
Etre fidèle à ceux qui sont morts,
Ce n’est pas s’enfermer dans la douleur.
Il faut continuer de creuser son sillon,
droit et profond.
Comme ils l'auraient fait eux-mêmes.
Comme on l'aurait fait avec eux, pour eux.
Etre fidèle à ceux qui sont morts,
C’est vivre
Comme ils auraient vécu.
Et les faire vivre avec nous.
Et transmettre leur visage, leur voix,
leur message, aux autres.
A un fils, à un frère, ou à des inconnus,
aux autres, quels qu'ils soient.
Et la vie tronquée des disparus,
alors,
germera sans fin.
Grand Père vient de mourir
Grand-Père vient de mourir...
Il n'était pourtant pas si mai ! ...
Nous aurions pu penser être préparés à cet événement
et pourtant sa mort nous bouleverse
comme si elle n'avait dû jamais se produire !
Il était si bon ! Il comprenait tout !
Je sais que la mort d'un enfant apparaît plus horrible, scandaleuse,
ou celle d'une jeune maman...
Mais, l'idée que la mort de Grand-Père serait normale
parce qu'il était âgé
ça nous révolte.
Peut-être est-ce vrai que notre machine, une fois usée,
N’a plus qu’à s’arrêter…
Mais, Grand-Père n’était pas qu’une machine
C’était « Lui »
Nous aurions voulu qu’il vive mille ans !
Vous direz que je perds la tête ;
Mais n’est-ce pas la mort qui est absurde ?
Oh, nous savons que tout cela est bien banal,
la mort est un sujet de réflexions, de philosophie,
de littérature inépuisable!
Mais nous n'arrivons pas à croire que tout soit simplement absurde :
qu'on naisse sans savoir pourquoi,
qu'on meure sans savoir pourquoi, et c'est tout !
Il doit y avoir un sens, une cause cachée !
Qu'une plante meure, qu'un chien meure, peut-être...
mais pas Grand Père !
« Les yeux qu’on ferme voient encore »…
oui, il doit y avoir quelque chose de cela !
Mais si quelquefois la vie nous fait douter,
Au fond de nous mêmes, nous croyons qu'il y a Dieu
Et la vie éternelle après la mort.
Dire cela nous console?.. Non, ce n'est pas le mot.
Et cependant ça change tout...
La mort, le péché, le mal, le Christ ??? ...
Peut-être y a-t-il à tout cela une explication
qu'un jour nous saurons?..
Je le voudrais!
Il restera de toi ce que tu as donné
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.
Ce que tu as donné
En d’autres fleurira.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
Entre tes bras ouverts un matin de soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que tes réveils.
Ce que tu as offert
En d’autres revivra.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera
Il restera de toi une larme tombée
Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce qui as semé
En d’autres germera.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
Qui pourra me dire la vie après la mort ? Qui saura trouver les mots de l'au-delà ? Qui pourra donner une réponse à ma question ?
La mort,
Face à cette inconnue, j'imagine, je rêve,
et j'ai peur.
J'aimerais avoir la certitude que tout ce que j'ai vécu, mes amours, mon travail, ma vie,
ne seront jamais anéantis, effacés à tout jamais. Car la mort ce sont des pleurs, un mur, une fin.
Jésus-Christ, tu as vécu ce chemin d'homme,
tu as partagé le poids de la souffrance et du deuil.
Mais sur ta route
tu as semé les germes de l'espérance.
Ta vie, ta mort, ta résurrection me l'ont appris :
la mort est passage, la mort est naissance.
La mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi : ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné. Parle-moi comme tu l'as toujours fait. N'emploie pas un ton différent. Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée parce que je suis hors de ta vue ?
Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin. Tu vois : "tout est bien".
Canon Henry Scott Hal/and
Je suis la résurrection et la vie, dit Jésus
Qui croit en moi, fût-il mort, vivra.
Et je crois oui je crois qu'un jour ton jour Ô mon Dieu !
Je m’avancerai vers toi,
Avec mes pas titubants,
avec toutes mes larmes dans mes mains,
et ce cœur merveilleux que tu nous as donné,
ce cœur trop grand pour nous puisqu'il est fait pour toi...
Un jour, je viendrai,
et tu liras sur mon visage
toute la détresse, tous les combats, tous les échecs
des chemins de la liberté,
et tu verras tout mon péché
Mais je sais, ô mon Dieu, que ce n’est pas grave le péché,
Quand on est devant toi.
Car c’est devant les hommes que l’on est humilié.
Mais devant toi, c'est merveilleux d’être si pauvre,
puisqu'on est tant aimé!
Un jour, ton jour, Ô mon Dieu, je viendrai vers toi. ,
Et dans la formidable explosion de ma résurrection,
je saurai enfin
que la tendresse, c'est toi, que ma liberté, c'est encore toi.
Je viendrai vers toi, ô mon Dieu, et tu me donneras ton visage.
Je viendrai vers toi avec mon rave le plus fou :
t'apporter le monde dans mes bras.
Je viendrai vers toi et je te crierai à pleine voix
Toute la vérité de la vie sur la terre.
« Père ! J'ai tenté d'être un Homme et Je suis ton enfant «
Jacques LECLERCQ
Le jour de l’homme
Vienne le jour
où la mort n'aura plus d'empire.
Vienne le jour
où nous verrons
face à face
la lumière de ton visage.
Vienne le jour
De ta gloire
Et l’aurore de notre amen.
Vienne le jour
Des vivants
Dans le printemps de ta tendresse.
Vienne le Jour
de mon Seigneur de joie.
Vienne le jour
Ouvert sur les siècles.
Vienne le jour
de mon Christ
Vienne le jour
De mes frères.
Vienne le jour
qui est tien
et ta joie qui est nôtre.
Vienne le jour
de l'ultime étoile.
Vienne le jour
de l'éternel matin.
Pierre Griolet
Mère qui nous connaissez….
Mère qui nous écoutez….
Mère au cœur transpercé…
Mère de ceux qui souffrent…
Mère au pied de la croix…
Vierge toute simple…
Espoir des opprimés…
Richesse des malheureux…
Source de toute grâce…
Réconfort des cœurs meurtris…
Je vous salue Marie,
Marie de Nazareth,
Maman de Dieu
Parlez-lui de nous, humains,
Et nous aurons aussi
Salut, Grâce, Bénédiction…
Dès maintenant
Et quand viendra l’heure
De la mort,
Grâce rencontrée,
Résurrection.
Passage vers la vie
O mort, où est ta victoire ?
La Pâque du Christ
fait de toi sa servante
Te voilà passage vers la vie,
éternelle joie.
Dure épreuve pourtant :
obliger nos mains,
à lâcher ce qu'elles tiennent,
Te laisser
nous ravir à nous-mêmes.
Le Seigneur des vivants
nous libère de l'emprise de la mort.
Jusqu à la croix, Jésus nous a aimés :
La mort qui sépare et détruit
devient signe d'amour.
L'amère saison du grain jeté en terre
annonce le temps de la moisson :
la mort vaincue est semence de la vie.
Tant de frères et de sœurs que la mort
nous a pris :
creuset de solitude
pour une communion sans limite.
Sr Marie-Pierre (Chambarand) –
Fr Pierre-Yves (Taizé)
Quelqu'un meurt,
et c'est comme des pas qui s'arrêtent...
Mais si c'était un départ
pour un nouveau voyage?
Quelqu'un meurt,
et c'est comme un arbre qui tombe...
Mais si c'était une graine
germant dans une terre nouvelle?
Quelqu'un meurt,
et c'est comme une porte qui claque...
Mais si c'était un passage
s'ouvrant sur d'autres paysages?
Quelqu'un meurt,
et c'est comme un silence qui hurle...
Mais s'il nous aidait à entendre
la fragile musique de la vie?
Pour un temps de mort
Une flamme qui s'éteint, disent les voisins.
Disparition éternelle, ont dit les officiels.
Tristesse de l'absence, dit la famille.
Pourquoi tous ces gens parlent-ils de ce qu'ils ne connaissent pas?
C'est vrai. Le corps est sur le lit.
Je le vois et, parfois, je pleure.
Un corps sans souffle, c'est affreux.
C'est vrai, je suis tenté de révolte.
La peine de mon cœur est immense.
Mais ce corps était animé de ton souffle, Seigneur.
Tu ne l'as pas créé pour le mener au néant.
Le cœur bat ailleurs que dans cette poitrine.
L'esprit et l'amour revivent dans un cœur nouveau.
Tu es créateur. Tu recrées ce qui nous paraît mort.
Absence apparente, présence que je ne puis saisir.
Amour ineffacé, agrandi à ta dimension.
Résurrection plus belle que tous mes rêves.
De nouveau solitaire, je te dis : je souffre, Seigneur.
Sans désespoir.
Souffrance et espérance cohabitent en mon cœur.
Je refuse la mort.
Toi aussi, Seigneur.
Tu en es vainqueur.
Au mort, tu donnes la vie.
A moi, tu donnes la paix.
Seigneur, tu es la vie.
Nos cœurs entre tes mains
Pour les unir en ton amour.
Jacques Hamaide (Les temps de l'homme)
Ici s’achève ton chemin parmi nous,
Mais ici nous reviendrons
Pour nous souvenir
pour continuer avec toi, dans le même sens,
ces années où nous avons marché ensemble.
Nous voici avec toi
au moment où tu entres
dans une communion nouvelle et plus forte
avec nous.
Ce que tu as vécu,
tout cela continue aujourd'hui,
et l'élan que tu as pris, qui l'arrêtera ?
Et maintenant, Seigneur Jésus - Christ,
c'est vers toi que nous regardons,
toi, l'un de nous,
toi, plus grand que nous ;
ce que tu as vécu sur cette terre,
tout cela continue à travers nous ;
et l'élan que tu nous a communiqué,
qui l'arrêtera?
Toi, en qui l'homme reconnaît
son vrai visage,
toi, qui nous appelles au delà de nous-mêmes,
toi, déjà présent,
dans ces liens noués entre les hommes toi,
Jésus Christ, tiens nous debout
dans cet amour plus fort que la mort.
Maintenant, nous sommes des êtres fragiles ?
en proie à la maladie, à la souffrance, à la vieillesse…
Mais, quand nous serons "chez nous" à la Maison du Père,
nous baignerons tout entiers dans la santé...
Maintenant, nous essayons de nous aimer,
en nous faisant mal parfois, en nous décevant...
Mais quand nous serons "chez nous"
l'amour sera quotidien comme le pain
et fort comme l'aurore...
Maintenant, le bonheur est la propriété des riches et des puissants...
Mais, quand nous serons "chez nous",
Dieu mettra son tablier et servira au plus petit
la plus large part de bonheur...
Maintenant, la mort est laide, avec son cortège
de maladie, de vieillesse et de souvenirs qui font mal…
Mais, quand nous serons "chez nous",
la mort sera culbutée dans le néant d'où elle vient
elle ne sera même plus un souvenir !…
Maintenant, notre cœur cherche sans cesse
un peu d'amour, de tendresse, de fidélité...
Mais, quand nous serons "chez nous",
notre cœur aura enfin trouvé sa vraie demeure
et il se reposera...
Car, "chez nous", c'est l'Amour...
l'Amour en personne
qui nous attend et nous appelle ;
l'Amour en personne
qui déjà nous habite et nous attire à Lui...
Car, maintenant, le Ciel de Dieu
c'est le Cœur de l'Homme ;
Mais, quand nous serons "chez nous",
le Ciel de l'Homme,
ce sera le Cœur de Dieu.
Georges MADORE
Je crois que demain
Verra le jour,
Que demain sera lumière
Après tant de temps
D’attente,
Tant d’espoirs cachés,
A peine murmurés
Du bout des lèvres,
Touchés
Du bout des doigts,
Après tant de fêtes
Etouffées,
Tant de cris de morts
Avant que d’être nés.
Je crois que nos yeux s’ouvriront
Enfin,
Je crois que naîtront
Tous les regards des hommes
Et que le monde entier
Sera cet œil
Grand ouvert
Sur l’aurore de notre terre
Je croix cela
Alors même que tout tremble
Et que tout disparaît,
Alors même que la nuit
Me semble éternité
Et que nos mains se tendent
Pour étreindre le vide,
Que l’écho de nos pas
Se perd dans le silence,
et je crois, Seigneur,
que tu es déjà
la lumière que j’attends.
F.Chagneau.
Ce qui se passera de l’autre côté,
Quand tout pour moi
Aura basculé dans l’éternité,
Je ne le sais pas.
Je crois, je crois seulement,
Qu’un Amour m’attend.
Je sais pourtant
Qu’alors il me faudra faire,
Pauvre et sans poids,
Le bilan de moi.
Mais ne pensez pas
Que je désespère.
Je crois, je crois tellement
Qu’un Amour m’attend.
Quand je meurs, ne pleurez pas ;
C’est un Amour qui me prend.
Si j’ai peur – et pourquoi pas ?-
Rappelez-moi simplement
Qu’un Amour
Un Amour m’attend.
Il va m’ouvrir tout entière
A sa joie, à sa lumière.
Oui, Père, je viens à Toi
Dans le vent,
Dont on ne sait ni d’où il vient,
Ni où il va,
Vers Ton Amour, Ton Amour qui m’attends.
Mère Alice Aimée (1896-1976), carmélite
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin
et part vers l'océan.
Il est la Beauté, il est la Vie !
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit :
"II est parti !"
Parti !
Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut.
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit: "II est parti !"
Il y en a d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon,
et venir vers eux,
s'exclament avec joie :
"Le voilà !"
C'est ça la mort !