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Ne manquez pas le dernier concert de la saison du dixième anniversaire de l'orgue Rémy Mahler de St Etienne de Baïgorry!
Samedi et dimanche prochain, l'ensemble suisse Alpbarock, emmené par l'organiste Yves Rechsteiner,
se produira au côté de musiciens basques (percussions, flûtes, voix),
au terme d'une résidence de plusieurs jours qui aura permis la rencontre de deux traditions musicales,
(celles d'Appenzell et d'Euskal Herria,
mais aussi celle des musiciens "baroqueux" avec des musiciens "traditionnels")
et qui débouchera sur un programme particulièrement original.
Avec
Yves Rechsteiner, orgue.
Nikita Pfister, hackbrett (tympanon)
Nicolas Sansarlat, Violon
Guillaume Olry : Chant
Maddi Oihenart : Chant.
Thierry Biscary : Chant, percussions (txalaparta, pandero…), flûtes.
Karlos Subijana : Alboka, flûtes à 3 trous, percussions (txalaparta, pandero).
Paxkal Indo : Alboka, flûtes, percussions (txalaparta, aatabal, ttun ttun).
Avec nos partenaires de l'association ZTK, nous vous proposons d'assister
samedi 26 septembre à la répétition générale de ce spectacle (à 21H, 7?/5?),
et dimanche 27 septembre au concert (à 18H30 13?/10?),
qui sera suivi d'une dégustation de spécialités basco-suisses.
Billets en vente à l'Office de Tourisme de Baigorri (05-59-37-4-28), fermé le WE.
N'hésitez pas à faire circuler ce mail pour faire connaître cette manifestation.
Françoise Martín Moro
Tel : 05-59-26-92-71
Ne manquez pas le dernier concert de la saison du dixième anniversaire de l'orgue Rémy Mahler de St Etienne de Baïgorry!
Le projet détaillé:
Alpbarock est un ensemble dont l’initiative revient à Yves Rechsteiner, musicien d’origine suisse et « expatrié » en France où il enseigne.

Cet organiste exceptionnel aux multiples talents (directeur du département de musiques anciennes du CNSM de Lyon) n'est pas un inconnu à Baigorri. Il est venu y donner un récital en soliste en mai 2006 (hommage à W.A. Mozart), et il y a créé ensuite un duo « orgue et Glassharmonica » avec Thomas Bloch en août 2008 (une première mondiale!). Avec Alpbarock c’est l’expression d’une sorte de « Herri mina » un mal du pays qui le pousse a créer cet ensemble pour renouer avec la musique ancienne de la région de son enfance, l’Appenzell, région où l’orgue faisait figure d’instrument populaire, construit dans les fermes et joué par les paysans qui s’en servaient pour accompagner leurs veillées hivernales.
« On peut avancer l’idée que le renouveau actuel des cultures régionales (langues, musique, histoire...) répond peut-être à l’évolution parallèle d’un monde constitué d’ensembles de plus en plus vastes. Chacun perçoit plus ou moins consciemment la nécessité de se redéfinir par rapport à l’autre, qu’il soit voisin, ou nouveau venu sous la bannière étoilée. » explique-t-il dans son projet.
La proposition de l’équipe d’Orgue en Baigorri permettra à deux traditions musicales (orale et écrite), deux cultures (suisse et basque), deux façons de concevoir la musique (dite classique et dite traditionnelle), deux organologies (certains instruments étant tempérés et normés, d’autres issus de la tradition sont plus rustiques voire rudimentaires comme la txalaparta), de se confronter, se frotter, s’allier, s’opposer, se jauger, se toiser, se mêler, se compléter, se construire, se nourrir… pour proposer autre chose… ce qui naît toujours d’une rencontre : un enrichissement mutuel, qui infusera dans nos cultures réciproques un petit quelque chose de plus… Pour les musiciens, pour le public qui aura fait le choix de participer à cette rencontre et pour tous les acteurs culturels qui auront participé à ce projet.
Les musiciens basques, volontairement poly-instrumentistes, de tradition orale et improvisateurs, pourront compléter par la palette de timbres et de tessitures disponibles, une formation déjà bien « rodée » comme Alpbarock.
Ce concert « Alpbarock Euskal Herrian » permet de fêter les dix ans de l’orgue Rémy Mahler de Baigorri dans la logique de l’esprit de l’orgue, de son facteur et de l’association qui le fait vivre : profondément enraciné dans la terre de Baigorri et ouvert aux rencontres, baroque et tourné vers l’avenir. Cette création, une première évidemment, est dans le droit fil de l’histoire de l’orgue de la vallée.
Premières sensations :
La lecture du projet, l’écoute du CD et la rencontre avec Yves Rechsteiner l’été dernier lors de sa venue à Baigorri, révèle une grande convergence entre :
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Nos réalités : « La recherche sur la musique populaire suisse a commencé par un constat : le répertoire et le concept de la musique folklorique suisse s’est développé largement durant le XIXème siècle. La musique populaire s’est enrichie des éléments de la musique savante de l’époque, et le renouveau de cette musique s’est fait en parallèle avec l’émergence d’une conscience nationale. » On peut considérer que c’est pratiquement la même chose au Pays Basque : de Resureccion Maria de AZKUE au père DONOSTIA qui ont avec bien d’autres répertorié des milliers de chansons et musiques à partir de la 2° moitié du XIX° siècle, puis une récupération des compositeurs basques de ces éléments mélodiques, la naissance du nationalisme basque avec Sabino Arana Goiri… Les parallèles sont évidents. Ce qui nous sépare c’est la permanence de la tradition orale qui au Pays Basque jusqu’à très récemment encore était le seul système de transmission de la musique traditionnelle.
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Notre histoire : Tout le monde connaît la phrase célèbre de Voltaire qui définit les basques comme un « peuple qui chante et qui danse au pied des Pyrénées », encore un point commun puisque « Les voyageurs de la fin du XVIII° siècle disaient des Appenzellois qu’ils étaient généralement d’humeur gaie, prompts à chanter et à danser. On reste ébahis devant les tentatives des autorités de restreindre la pratique de la danse dans des fêtes improvisées depuis le Moyen-Age, sans jamais y parvenir vraiment ! » Certaines jeunes basquaises, encore au début du XX° siècle, ont été excommuniées pour avoir dansé sur la place du village.
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Le lien entre le chant et le berger : « Mais ce qui est unique aux régions alpines suisses sont les ranz des vaches. Ce chant est typique de l’art des bergers. On décrit d’ailleurs une puissance vocale et une manière de chanter particulière, qui semble perdue à tout jamais. Tarenne en parle en 1813 dans un ouvrage publié sur le ranz des vaches à Paris. Rousseau et d’autres voyageurs allemands et français se sont intéressés à cet art particulier. » En Pays basque aussi, les chants de bergers sont connus de tous, les plus anciens nous sont parvenus par la tradition orale depuis 1450.
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La tradition orale : C’est aussi l’origine des pièces qui m’a interpellé, et c’est ce qui m’a motivé à proposer un groupe de musiciens basques issu de la tradition orale. S’il y a une différence entre la Suisse et la Pays Basque, c’est qu’il me semble que la musique écrite a pris le pas sur la tradition orale en Suisse. Alors que nous n’en sommes pas encore tout à fait là en Pays Basque et que l’oralité est toujours bien vivace. Je n’ai toutefois pas parlé de ce point à Yves qui y mettra certainement un bémol. Je n’ai pas de doute sur le fait que la transmission orale joue encore sur certains instruments comme le cor et d’autres certainement que je ne connais pas encore. Au même titre que la txalaparta ou l’alboka chez nous.
Première commande :
L’idée, je l’ai dit plus haut vient des acteurs de l’association Orgue en Baigorri à qui j’ai demandé de se présenter et de présenter le festival et le projet.
1999-2009 :
10EME ANNIVERSAIRE DE L'ORGUE DE BAIGORRI!
Voilà bientôt dix-sept ans que l'association Orgue en Baïgorry (créée en juin 1992) promeut la musique en Basse-Navarre. Et dix ans déjà... que l'orgue de Rémy Mahler orne l'église de Baigorri. Depuis son festival inaugural en décembre 1999, l'association n'a eu de cesse de développer l’amour de la musique, et de l’orgue en particulier, chez les habitants de notre canton et du Pays Basque en général. Elle a su utiliser la renommée internationale de cet instrument exceptionnel pour organiser un festival original et de qualité, qui attire le public local (50% des spectateurs habitent dans le département, dont une grosse majorité au Pays Basque), mais aussi un public plus vaste, entraînant des retombées économiques locales pour les professionnels du tourisme.
Depuis 10 ans ce sont 90 concerts qui ont été organisés sur trois cantons dans une quinzaine de communes. Nous avons accueilli 58 organistes de 14 nationalités différentes (Europe, USA, Mexique, Japon), 146 musiciens ou chanteurs solistes en formation de musique de chambre, 25 chœurs (surtout du Pays Basque nord et sud, mais aussi de Tours, et de la région toulousaine) et même un orchestre symphonique (Bayonne Côte Basque).
Ces concerts ont attiré 15.673 spectateurs, ce qui représente plus de 1700 spectateurs par an. A cela s'ajoutent les personnes ayant assisté aux visites guidées de l'orgue (une trentaine de groupes par an actuellement), ce qui nous porte à environ 3000 personnes par an, la fréquentation liée à cet instrument.
Ces résultats imposent notre association comme étant, depuis plusieurs années, la principale association de diffusion autour de l'orgue dans le département des Pyrénées Atlantiques.
Un orgue intégré dans la culture basque
Pour célébrer le dixième anniversaire de l'orgue de Baigorri, nous avions envie de présenter un projet qui réunisse toutes les qualités que nous recherchons habituellement dans les spectacles que nous organisons. Un projet qui symbolise la manière dont cet orgue, d'une très grande qualité musicale, est apprécié des plus grands interprètes internationaux de la musique baroque, mais parle aussi le langage du coeur, directement compris par les auditeurs de nos cantons, qui ne sont pas tous des mélomanes avertis.
Nous pensons que si au fil des ans (comme le montrent les sondages que nous réalisons), nous réussissons à accroître notre audience auprès des habitants du Pays Basque, c'est parce qu'ils comprennent de mieux en mieux que cet orgue fait désormais partie de leur patrimoine et qu'il est au service de toutes les musiques. Et nous sommes particulièrement heureux que des choeurs, des chanteurs, des musiciens du Pays Basque, souhaitent se produire avec cet instrument.
Aussi, pour célébrer cet anniversaire, nous proposons d'inviter le groupe suisse Alpbarock à une rencontre amicale, artistique, étonnante, inédite, avec quelques musiciens qui connaissent parfaitement les traditions musicales du Pays Basque.
Une rencontre de montagnards et de musiciens....
La Suisse est un pays qui présente de curieuses similitudes avec le notre. Des montagnes bien sûr, avec toute la vie agricole qui en découle (on y fait même du vin et il y a quelques décennies des échanges eurent lieu entre les vignerons d'Irouléguy et leurs collègues suisses). Mais aussi une richesse linguistique particulière, puisqu'on y parle quatre langues officielles, sans compter leurs multiples dialectes.
La Suisse présente aussi une particularité qui retient l'attention des musiciens : au 18° et au 19° siècle, dans plusieurs régions suisses, les paysans se sont fait une spécialité, pendant les longs mois d'hiver qui paralysaient les travaux agricoles : travailler le bois. Et en particulier, de fabriquer de petits orgues qu'ils plaçaient dans leurs fermes et utilisaient pour animer les veillées. Un artisanat traditionnel et rural dont subsistent de nombreux témoignages, y compris dans les musées. Ainsi donc, l'orgue pouvait-il être un instrument de paysan? Voilà un sympathique exemple qui pourrait contribuer à donner le goût de l'orgue aux habitants de nos cantons pyrénéens. D'autant qu'un groupe de musiciens s uisses d'origines diverses s'est penché récemment sur le phénomène : il s'est demandé quel pouvait être le répertoire interprété sur ces petits instruments, qui accompagnait les chants des veillées, et aussi les instruments traditionnels suisses. Après quelques recherches, un disque est né, qui débute au son des sonnailles....
Le projet Alpbarock est porté par le musicien suisse Yves Rechsteiner. Cet organiste exceptionnel aux multiples talents (directeur du département de musiques anciennes du CNSM de Lyon) n'est pas un inconnu à Baigorri. Il est venu donner un récital en soliste en mai 2006 (hommage à W.A. Mozart), et il a crée un duo orgue et Glassharmonica avec Thomas Bloch en août 2008 (une première mondiale!).
Ces rencontres ont permis d'approfondir les échanges. Lui qui s'est longuement penché sur la culture musicale des bergers suisses, n'a pas manqué de remarquer des similitudes (et des différences) avec ce qu'il a perçu de la culture rurale du Pays Basque. Voilà qui ne pouvait qu'éveiller sa curiosité, et sa volonté de marier les deux cultures pour un concert exceptionnel. Pour que la rencontre soit féconde, il fallait imaginer une résidence qui permette aux musiciens suisses et aux musiciens basques de se connaître, de croiser leurs pratiques et leurs répertoires. Voilà ce que nous proposons de réaliser avec le partenariat de l'association ZTK.
Premier contact :
LES MUSICIENS DE L’ENSEMBLE ALPBAROCK
Alpbarock : une certaine idée de la musique, un peu « rock and roll », au confluent des musiques traditionnelles des Alpes et de la musique baroque savante (qui leur était contemporaine) :

Yves RECHSTEINER, orgue.
Né en 1969, Yves Rechsteiner effectue ses études musicales au Conservatoire de Genève, où il obtient deux premiers prix d’orgue et de clavecin (classes de F.Delor et C.Jaccottet). Il se perfectionne ensuite auprès de A.Staier et J.Christensen à la Schola Cantorum de Bâle. Entre 1990 et 1994, il est lauréat de plusieurs concours internationaux, tant à l’orgue qu’au clavecin.(Concours Suisse de l’orgue 1990, Concours International d’exécution musicale de Genève 1993, Concours de clavecin de Bruges, de Prague, de Speyer, etc...)
Soliste invité de nombreux festivals, il partage son activité entre les récitals d’orgue, de clavecin ou les programmes en petites formations. Il a collaboré avec des artistes comme M.Corboz, C.Banchini ou F.Fernandez.
Sa discographie couvre le répertoire pour orgue (J.Alain, F.Liszt (Alpha 2004), pour clavecin (A.della Ciaja, J.S.Bach au clavecin-pédalier, Alpha 2001) ou avec ensembles (Ensemble 415). Il enseigne la basse continue au CNSM de Lyon, dont il dirige également le département de musique ancienne.
Nicolas SANSARLAT, violon.
Violoniste de formation, Nicolas Sansarlat se passionne très tôt pour la musique ancienne. Il est diplomé en musique ancienne et en musique d'ensemble au Département de Musique Ancienne du CNR de Tours, dirigé par Marie-Anne Pottier où il bénéficie des enseignements d’Anne-Marie Turion, de Pascale Boquet et Denis Raisin-Dadre ainsi que d'une initiation aux anches de la Renaissance avec Michèle Vandenbroucque. Il étudie également le langage musical de la Renaissance au Conservatoire Supérieur de Paris dans la classe de Musica Practica avec Olivier Trachier.
En 2005, il obtient son diplôme d'Etat pour enseigner les instruments à cordes frottées anciens. Au CNR de Tours, à l'Ecole Nationale de Musique et de Danse d'Evry avec Nicolas Brochot, et au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il se forme à la direction d’orchestre. Cours d'orchestration, d'analyse, d'écriture font partie de ses études. Son vif intérêt pour les danses Renaissance et baroque qu’il pratique dans divers stages et conservatoires, suscite sa présence auprès de danseurs débutants et confirmés, qu’il accompagne en solo ou avec divers ensembles au sein de stages, bals et spectacles. Il participe à la création musicale en 2005 pour le spectacle « Pas épars » de la Compagnie Labkine avec Noëlle Simonet et Jean-Marc Piquemal. Avec sa lyra da braccio, il prend part au projet de restitution de la " Fabula di Orfeo" d'Angelo Poliziano (fable du XVe siècle), réalisé dans le cadre de la Fondation Royaumont en 2006.
Actuellement, il approfondit ses connaissances au sein du Département de Musique Ancienne du CNSMD de Lyon, notamment dans la classe de violon baroque d'Odile Edouard.
Son expression musicale se révèle dans la pratique de nombreux instruments à cordes utilisés du XIIe siècle à nos jours: vièles médiévales, rebec, lyra da braccio, violons, qu’il complète avec la cornemuse et les hautbois de la Renaissance.
Il fait évoluer sa passion au sein des formations Les Coccigrues, Les Hautbois d'Henri IV, Sept mesures de soie, Chemins de traverse, Il Ballo, L'Escarboucle, La Salamandre, Diabolus in Musica, Lucidarium, Micrologus, Alla Francesca, Laus Veris, Musica Nova, l'Ensemble Jacques Moderne, La Compagnie des Violons du Roy...
Nikita PFISTER, hackbrett – accordeon diatonique.
Né en 1959, il découvre les musiques traditionnelles dans les années '70, et en 1978, c'est le coup de cœur pour l'accordéon diatonique, puis le tympanon ("hackbrett") en 1984. Il se forme au contact de musiciens comme Marc Perrone, Riccardo Tesi lors de stages, et aussi comme musicien d'atelier de danses traditionnelles, avec, entre autres, l'Atelier de la Danse Populaire (Paris). Il se concentre sur les musiques traditionnelles d'Europe, ainsi que sur celles caractéristiques de ses instruments. Au fil des ans, a joué dans différentes formations : Bazoche, E. Pariselle et D. Oliver, Les Carottes Sauvages, Fanakalo. Tsimbl, Tamatakia, Montferrine, Les Nuits de Bessarabie…dans des pièces de théâtre (Théâtre Kléber.Méleau, Lausanne, Compagnie Mezzaluna, Lausanne, Théâtre Am Stram Gram, Genève), accompagnement de chansons…
Donne des cours et anime des stages d'accordéon diatonique et de hackbrett.Depuis quelques années, se passionne pour la redécouverte des musiques traditionnelles de Suisse Romande. Chargé de cours au Conservatoire de Lucerne (« NachDiplomKurz » sur les musiques trad. suisses), en 2002, il reçoit une commande de compositions nouvelles dans le style traditionnel de PRO HELVETIA.
Joue actuellement avec l’Ensemble Filigrane (musiques trad. de Suisse romande) avec Alpbarock (musiques populaire suisses d’avant 1800), l’ensemble Filidh Ruadh (ballades écossaises, et dirige le Loch Léman Ceilidh Band (musique à danser écossasaise).
Guillaume OLRY, baryton-basse :
Ce jeune chanteur a commencé sa formation musicale dès l’âge de huit ans au sein de la Maîtrise de Garçons de Colmar sous la direction d’Arlette Steyer. Il découvre avec ce chœur un répertoire allant du grégorien à la musique contemporaine, explorant tout particulièrement la musique baroque française.
En 2001, il participe au « Chœur des Jeunes d’Alsace » sous la direction de Catherine Fender. La même année il intègre « La Chapelle Rhénane », ensemble dirigé par Benoît Haller.
En 2004, il devi ent membre de l’ensemble « Musica Nova » sous la direction de Lucien Kandel et l’ensemble « Doulce Mémoire » Denis Raisin-Dadre, ensembles avec lesquels il participe à de nombreux concerts et enregistrements.
En 2005, Guillaume Olry chante Sylvandre dans l’Europe Galante d’André Campra sous la direction de William Christie dans le cadre de l’Académie Baroque Européenne d’Ambronay.
Depuis l’été 2006, il participe aux sessions du « Chœur Mondial des Jeunes » dirigé par Gunnar Erikson, Peter Broadbent ou encore Bob Chilcott.
En automne de la même année, il interprète Enée dans Didon et Enée de Henry Purcell à Lausanne sous la direction de Yves Rechsteiner.
Il travaille en décembre 2007 avec les Arts Florissants (chœur) sous la direction de William Christie.
En octobre 2008, il a chanté à Lausanne aux côtés de Yves Rechsteiner le rôle d’Adonis dans Venus et Adonis de John Blow.
Ce jeune artiste aborde aussi avec joie d’autres répertoires : classique, romantique.. Il se produit ainsi régulièrement comme soliste en oratorio : la Messe en Si, les Passions et de nombreuses cantates de Bach, le Messie et la Resurrezione de Haendel, le Requiem de Mozart, la Création de Haydn, Paulus de Mendelssohn, etc…
Il s’intéresse également à la musique contemporaine, qu’il chante en ensemble ou en soliste avec le « Chœur Britten » de Nicole Corti ainsi qu’avec l’ensemble « Sequenza 9.3 » dirigé par Catherine Simonpietri
En juin 2007, Guillaume Olry a obtenu le Diplôme National Supérieur d’Etudes Musicales au CNSMD de Lyon dans la classe de Marie-Claude Vallin. Il a travaillé avec Harry van der Kamp à la Hochschule de Brême (Allemagne) et se perfectionne actuellement avec la soprano Cécile De Boever.
Premières idées :
A l’écoute du travail d’Alpbarock, je me suis dit que la plus belle façon de répondre à cette invitation était de proposer dans cette résidence, le propos le plus authentique qui soit. Puisque la formation d’Alpbarock est déjà un melting pot culturel, nous nous devions d’offrir un groupe complémentaire, qui soit le plus « roots », le plus enraciné, le plus local, le plus oral possible. C’est ce qui m’a conduit à demander à Maddi Oihenart, Thierry Biscarry et Karlos Subijana de me suivre dans ce projet.
LES MUSICIENS DU PAYS BASQUE :
Maddi Oihenart : Chant.
Elle fait partie de la génération qui a baigné dans le chant dès sa plus tendre enfance. Chant qu’elle a su transmettre à ses fils et à sa fille. Elle connaît le répertoire souletin (Maddi Oihenart est originaire de la province de Soule, la plus petite et la plus montagneuse des provinces basques, étant à l’orient, elle est aussi la plus proche de la Suisse et des Alpes…) comme interprète mais aussi pour avoir participé à un travail de mémoire et de collectage. Interprète de la tradition orale par excellence, elle amènera à la troupe basque, la finesse, l’authenticité, cette façon de chanter qui ne passera peut-être pas le 21° siècle et son formatage musical. Une culture du chant au-delà de la simple technique traditionnelle. Le site de l’Institut Culturel Basque (www.eke.org) la présente ainsi : « Maddi Oihenart est une fille de la terre que son chant porte vers des espaces aériens. La terre est celle de la province de la Soule, les espaces ceux de la montagne pyrénéenne qui lui inspirent l’art de son chant.
Chanteuse a capella, acoustique ou bien entourée de musiciens, elle interprète la vie des gens de Soule, une vie pastorale, empreinte de bonheurs, de souffrances, d’espoirs et de rébellions.
Maddi est une chanteuse rare et multiple à la fois.
Rare car lorsqu’elle est sur scène, sa voix, sa présence, créent une alchimie qui installe le public dans un univers proche de la magie.
Multiple, car Maddi ne chante pas uniquement seule, elle aime à partager la scène et à croiser les autres, dans un désir de découverte et d’écoute, souvent accompagnée de ses complices Mixel Arotze (voix) et Mixel Etxekopar (flûtes).
Maddi a, de nombreuses fois, prêté sa voix pour collaborer avec d’autres musiciens tels que Sylvain Luc, Lokua Kanza, Keyvan Chemirani, Kepa Junkera, Olatz Zugazti, Peio Serbielle, Anje Duhalde, Juan Mari Beltran… Sa soif de rencontre et d’échange l’a conduite en 2001 en Ouzbékistan (avec Ruper Ordorika et Joseba Tapia) et plus récement en Georgie, pour découvrir et partager avec d’autres cultures le langage universel de la musique. »
Thierry Biscary : Chant, percussions (notamment txalaparta, pandero…), flûtes.
Originaire d’Anhaux en Basse Navarre, Il a participé dans une multitude de groupes et projets amplifiés ou non de tous styles : Bost gehio, Txitxab, Fukatxi, Hegalka, Bolbora, Triki traka. Il rejoint la troupe de Gaua et s’implique un temps dans Lagunarte avant de faire un autre choix professionnel. Il a décidé de s’impliquer dans quelques projets musicaux en fonction de leur pertinence artistique et du sens. Il évolue désormais, dans des univers musicaux aussi divers qu’enrichissants, (Kokin, BTT entre autres) qui le ramènent souvent au point de départ : la musique traditionnelle (celle qui n’est pas figée, muséale mais issue d’une culture vivante) et le chant mono ou polyphonique. Il a notament participé avec Paxkal Indo à la session 2003 d’Orgue en Baigorri, lors d’une improvisation Txalaparta et orgue qui a fait date, avec Freddy Eichelberger à l’orgue. Il a également participé à un enregistrement du Boléro de Ravel pour Pianos et percussions traditionnelles avec Katya et Marielle Labèque. Une tournée emmenera d’ailleur Thierry Biscarry et Paxkal Indo sur les routes d’Europe avec leur txalaparta pour la diffusion de cette création. (txalaparta + 2 pianos)
Karlos Subijana : Alboka, flûtes à 3 trous, percussions (txalaparta, pandero).
est enseignant de musique traditionnelle à l’Académie Municipale de Folklore de Vitoria Gazteiz (capitale de la communauté autonome basque). Poly instrumentiste, il est notamment spécialiste de l’Alboka (double clarinette ancienne) et des flûtes à trois trous (Txirula, Txistu) . Il enseigne également la txalaparta. Il a une parfaite connaissance du répertoire basque et a à ce titre joué dans des dizaines d’enregistrements, participé à des dizaines d’ensembles et de projets. On peut citer notament “Uhinez uhin" de Maixa eta Itziar (alboka et txalaparta), “Altzükütarrak” (alboka), “Euskal Inauteria” pour Denon Eskola (alboka, txirula et txalaparta), “minnuette” de Niko Etxart (alboka), “Zalantzak” de Xabaltx (alboka, txirula et voix), “nahia” de Naia Robles (uileann pipe et txirula), Gu eta Gutarrak (txirula) ainsi que sur les bandes sons de la pièce de théâtre "Betizu, toro rojo", et le film Airbag de Juanma Bajo Ulloa. C’est un musicien « tout terrain » qui se plait à rencontrer, créer, « jouer » au sens premier du terme.
Paxkal Indo : Alboka, flûtes, percussions (txalaparta), chant.
Technicien audiovisuel et musicien, il joue des vents (Txirula, gaita, adarra…) et des percussions, notamment de la txalaparta dont il a fait sa spécialité depuis plus de 20 ans. Une exploration gourmande de tous les styles musicaux où il mélange sa musique traditionnelle à tout ce qui l’entoure le mène à jouer dans des projets très différents les uns des autres mais qui nourrissent sa conviction: la musique est une langue qui permet de communiquer… même avec les gens qui ne l’ont pas apprise.
Il a commencé à jouer ses instruments traditionnels dans plusieurs groupes de musique amplifiée : Bizkarezurra, Txakun tout en s’impliquant dans des projets acoustiques, Création de Idaula avec Txomin Larronde, Mixel Etxekopar et Benat Achiary, puis création d’un quatuor avec les mêmes musiciens. Musicien dans « Pierre de Soleil » Spectacle présenté à Avignon en 2000. Mise en scène Corinne Lallemand, chorégraphie de Jean-Philippe Leremboure. Création du Duo Hatsa ta Hitza avec Kristof Hiriart : musique traditionnelle éclectronique. Musicien dans le projet « Biharko Sao Tome » produit par Musique de Nuit et coproduit par l’Institut Culturel Basque avec Kristof Hiriart, Sebastien Boisseau, Olivier Thémines et 5 musiciens de l’île de Sao Tome (Afrique) . Participation au festival Orgue en Baigorri, improvisation instruments traditionnels basques et orgues avec Thierry Biscarry et Freddy Eichelberger. Musicien dans le spectacle « Gaua » produit par Lagunarte, coproduit par la Scène Nationale du Merlan à Marseille, mise en scène Toni Casalonga. Compositions pour un regard électroacoustique des grottes d’Otxozelaia. Clôture du festival 2003 des Grottes d’Isturitz et Oxocelhaya, création vidéo avec le peintre ABO. Création de Novecento pianiste avec Eliane Introvigne (piano) et Christophe Bereau (contrebasse) pour Eihartzea. Musicien pour la création du spectacle de l’Ecole Nationale de Cirque de Chatellerault avec Lagunarte à 2 reprises. Création d’une pièce électroacoustique pour la danse Mihimena du groupe Arrola.

Le choix de ces musiciens, volontairement poly instrumentistes, de tradition orale et improvisateurs, pourront compléter par une palette de timbres et de tessitures disponibles, une formation déjà bien « rodée » comme Alpbarock.
Première proposition :
UN PROJET MUSICAL :
Le programme artistique sera déterminé au cours de la résidence qui réunira les instrumentistes pendant plusieurs jours à Baigorri. Il laissera aussi une place à l’improvisation, comme dans toute musique traditionnelle et baroque. Quelques idées donnent déjà une bonne piste. :
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Mise en parallèle des « Alpsegen » et des « Basa ahaide »
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« Localisation » d’une danse suisse qui pourrait être adaptée à la manière traditionnelle basque. (La danse suisse adaptée pour deux txirula par exemple et avec des pas de mutxiko pour la rendre totalement dansable ici)
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orchestration baroque d’un ou deux chants anciens du Pays Basque (voir un petit catalogue de chants en annexe)
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improvisation avec la txalaparta
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travail sur les couleurs et les textures des instruments traditionnels pour travailler sur la matière sonore plus que sur la mélodie. L’idée étant de recréer ce que tous les instrumentistes ont vécu quand ils ont échangé avec leurs instruments : les premiers tâtonnements, les premières notes, les premiers regards qui se croisent, et l’échange d’une écoute d’une force peu commune.
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Etc…
UN PROJET TRANSVERSAL :
La proposition de l’équipe d’Orgue en Baigorri permettra à deux traditions musicales (orale et écrite), deux cultures (suisse et basque), deux façons de concevoir la musique (dite classique et dite traditionnelle), deux organologies (certains instruments étant tempérés et normés, d’autres issus de la tradition sont plus rustiques voire rudimentaires comme la txalaparta), de se confronter, se frotter, s’allier, s’opposer, se jauger, se toiser, se mêler, se compléter, se construire, se nourrir… pour proposer autre chose… ce qui naît toujours d’une rencontre : un enrichissement mutuel, qui infusera dans nos cultures réciproques un petit quelque chose de plus… Pour les musiciens, pour le public qui aura fait le choix de participer à cette rencontre et pour tous les acteurs culturels qui auront participé à ce projet.
Lors d’un anniversaire, on se fait des cadeaux : pour célébrer ce concert du 10° anniversaire de l’orgue de Baigorri, l’association Orgue en Baïgorry et ZTK offrent à l’issue du concert une dégustation basco-suisse qui prolongera très agréablement ce moment musical, ….qui s’annonce inoubliable !
Contact : info@ztk.fr
Réservations : Office de tourisme de St Etienne de Baïgorry 05-59-37-47-28
Presse : 06 87 440 388