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Par Zachée
Un agir étrange qui pourrait nous inquiéter si nous ne savions dans la foi, qu’il est motivé par la bonté de notre Dieu et non par l’arbitraire: «Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon ?» Non que notre sens inné de la justice soit à étouffer.
N’a-t-il pas permis, dans l’histoire de l’humanité, des avancées significatives vers un monde plus équitable ? La justice n’est-elle pas l’un des attributs de Dieu, comme nous le rappellent ces versets où nous voyons le maître de la vigne respecter son contrat d’un denier par jour ? Mais ce sens de la justice peut aussi nous piéger s’il devient notre seul point de référence, nous amenant à comparer, à jalouser – avoir «un oeil mauvais» –, à fermer notre coeur à autrui jusqu’à vouloir l’exclure de l’héritage promis par Dieu « plus grand que notre coeur » (Mt 19,28 ; 1 Jn 3,20). Alors, sous la conduite de l’Esprit, osons visiter les replis de notre âme et reconnaître ces sentiments qui nous traversent, sans pour autant nous juger nous-mêmes.
Apprenons plutôt à en faire la matière de notre dialogue avec Dieu et les premiers pas d’un chemin de conversion qui nous libérera de l’envie. Certes, il nous faudra passer par des pâques, un lâcher-prise, des morts à nos a priori. Mais pourquoi nous priver de la fête comme le fils aîné de la parabole de Luc (15, 11- 32), si proche par le sens ? Car c’est bien à la joie que nous sommes conviés : joie du partage rendu possible par la surabondance de l’amour de Dieu !
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